Daici.com - Le spécialiste de la transmission d'entreprises et de fonds de commerces depuis plus de 34 ans
 
Cession d'entreprise,acquisition d'entreprise, reprise entreprise,transmission d'entreprises
Acquisitions Entreprises, vente et achat d'Entreprises
Acquisitions Entreprises, le leader de la reprise d'entreprises depuis plus de 36 ans. Vendre ou acheter une Entreprise ? Faites confiance au numéro 1 !

| Accueil | OPPORTUNITES D'AFFAIRES | NewsLetter / ALERTES | Contact |

 
Acquisitions Entreprises, La référence de la Cession Acquisition d'Entreprises depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com Acquisitions Entreprises, La référence de la Cession Acquisition d'Entreprises depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com
   
Acquisitions Entreprises, La référence de la Cession Acquisition d'Entreprises depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com
 

1 - Evaluer votre entreprise
2 - Connaître les objectifs des repreneurs
3 - Mettre les repreneurs en concurrence
4 - L'audit
5 - La fiscalité de la cession
6 - Les partenaires incontournables

ENTRETIEN

Laurent Edel
Le désiN.I.B.ateur

Revue PME Acquisitions d'Entreprises n° 30 - JUIN - JUILLET - AOÛT 2007

Son métier : déclencher l’envie d’entreprendre en débusquant de Nouvelles Idées de Business (N.I.B.). En deux livres, le patron de GoodFutur en a déjà recensé des centaines.
Ce géo-trouvetout des affaires revient sur cette vocation d’explorateur pas comme les autres.

Laurent Edel, www.acquisitions-entreprises.com

C’est quoi une N.I.B ?
Laurent Edel : Plus qu’une idée, une Nouvelle Idée de Business™ représente une véritable initiative. C’est une entreprise, une association ou un produit lancés à l’étranger, dans le domaine des services, du commerce ou des nouvelles technologies et dont l’activité a une chance d’intéresser un entrepreneur dans un autre pays. On s’est souvent moqué de mon concept. Mais aujourd’hui, 10 millions de Français ont envie de créer une entreprise et beaucoup sont à la recherche d’une idée.

La vente en ligne de chaussettes dépareillées, un call center à la maison, une alliance pour célibataires :
certaines de vos idées sont quand même farfelues…
Vous oubliez les bijoux inspirés des logos de clubs de foot ! Je reconnais que certaines NIB semblent un peu débiles. Mais ce qui est débile à l’un peut intéresser quelqu’un d’autre. Après tout, ces idées ont marché au moins une fois dans le pays où je les ai trouvées. Un entrepreneur a forcément l’âme d’un explorateur. Prenez Dubrule et Pélisson, partis chercher une idée d’entreprise aux Etats-Unis, dans les années 1960 : ils l’ont trouvée en dormant dans les motels, donnant naissance à un réseau hôtelier nommé Accor. Preuve que les NIB ont la tendance voyageuse…

Vous-même semblez être un grand voyageur ?
Avant tout, je viens d’une famille d’entrepreneurs explorateurs. J’ai un oncle qui a exercé cinq ou six métiers dans la vie. Après la fourrure, l’immobilier, les dents en céramique et les meubles au Vietnam, il regarde aujourd’hui du côté des énergies renouvelables. Son Disneyland à lui, où il trouve toutes ses idées, c’est la Foire du Canton, en Chine ! Moi-même, pour fuir le septième arrondissement parisien, je suis parti faire du dévelop-pement immobilier au Vietnam, avant de m’intéresser à internet et de partir pour la Silicon Valley. J’ai donc travaillé dans une structure de veille, puis organisé un roadshow européen pour les jeunes entreprises du net cherchant des financiers. En 1999, j’ai monté l’incubateur Republic Alley, dans un immeubles parisien où travaillait ma future femme. Trois ans plus tard, nous partions faire le tour du monde avec un enfant de un an…

Pourquoi ce tour du monde ?
En 2002, Chine et moi nous étions tous les deux fait expulser des boîtes que l’on avait créées. C’était la fin de la nouvelle économie, nous étions sans travail, démoralisés. Nous avons donc décidé de faire le tour du monde. Pendant sept mois, nous avons traversé 5 pays (Chine, Japon, Australie, Californie et Canada), échangé 7 fois de maison et rencontré 400 chefs d’entreprise. Nous cherchions une idée de business pour nous mais en avons trouvé tellement qu’on en a fait un livre.

Parmi elles, des NIB aux œufs d’or ?
Certes, il y a quelques success stories dans le lot. Mais mes NIB ne sont pas seulement destinées aux personnes qui souhaitent devenir millionnaires. Je m’adresse aussi aux personnes qui souhaitent simplement en vivre correctement, y compris aux travailleurs sociaux.

Le business Good Futur

Laurent Edel ne se contente pas de trouver des idées. Il les diffuse, aussi, avec des livres et une chronique sur BFM. «J’invente ma vie en permanence», insiste ce diplômé de Sciences-Pô. Née en 2004, sa société Good Futur est ainsi «en R&D depuis trois ans !». Pour l’instant, elle regroupe une activité de veille sur les NIB et des missions de conseil, avec un accompagnement des futurs entrepreneurs. Au menu : des ateliers «Explorez votre envie», qu’il anime à son domicile parisien du 7e arrondissement, siège de Good Futur, mais aussi des formations en entreprise et des conférences. Forte d’une expérience de vingt années dans les médias, à la fois comme journaliste et entrepreneuse (elle a créé Newsfam), sa femme, Chine Lanzmann, qui enseigne à l’Essec et à l’Ecole Centrale de Paris, se charge de la partie coaching

Combien de vos NIB ont-elles trouvé patron à leur pied ?
A ma connaissance, une trentaine ont été réalisées. La première a été celle des nounous pour personnes âgées - cette activité existait auparavant mais sous forme associative. La plus souvent reprise est celle des dépôts de vente pour e-bay. La dernière en date, en cours de réalisation, est celle des pages vertes, un annuaire des entreprises liées à l’environnement. Je parle d’eux dans ma newsletter en ligne, une façon pour moi de les récompenser.

Certains ont échoué ?
Je ne connais qu’un seul cas, celui d’une personne qui s’était lancé dans les moules de pieds de bébé comme éléments de décoration. Commercia-lement, cela n’allait pas assez vite. Dans mon livre, des experts donnent leur point de vue, des conseils et élaborent des hypothèses de business plan. Mais certaines idées s’avèrent irréalisables dans un autre contexte.

Et le business Good Futur, ça marche ?
Quand j’ai créé Good Futur, ce n’était pas tant une question de business qu’une forme d’entrepreneuriat social. Aujourd’hui, mon chiffre d’affaires n’est pas énorme, mais la mesure du succès n’est pas seulement économique en matière d’entrepreneuriat social. Ma société dégage du chiffre d’affaires avec trente entreprises sonnantes et trébuchantes.

D’autres NIB sont à venir ?
L’objectif est de continuer à en trouver 200 chaque année, grâce à tout un réseau de veille constitué au fil des années dans plusieurs pays, auprès des institutions, des associations et des sites internet. Et puis les lecteurs eux-mêmes me tiennent informés.

Avez-vous d’autres projets pour Good Futur ?
Aujourd’hui, je me rapproche des clubs, des syndicats, des institutions et des entreprises, auxquels il manque le temps et l’envie de chercher des idées. Je voudrais notamment que les DRH des entreprises intègrent mes ateliers «Explorez votre entre envie d’entreprendre» dans leurs programmes, en cas de plan social, mais aussi en amont, comme un outil de gestion de la mobilité des cadres. Je compte également démarcher les patrons, les faire participer à des ateliers de réflexion autour de NIB axées sur des tendances de leur propre activité - le développement durable par exemple. Autre projet : tirer un enseignement précis des cas de NIB concrétisées.

Et un enseignement plus général ?
Selon Eric Schmidt, le patron de Goggle, on ne tue pas une idée, on l’améliore. Or, l’esprit français est très tueur de projet. En plus de chercheurs d’idées, il faut donc des améliorateurs de projets. Aux Etats-Unis, il existe ainsi le système vocation vacation : deux jours payés pour découvrir une autre activité. L’utopie de Good Futur ? Et si on vivait dans un pays comme la Californie…

Propos recueillis par
Anne BERTHOD

www.goodfutur.com, www.acquisitions-entreprises.com

A lire

Le Monde est à nous – Tour du monde des Nouvelles Idées de Business, par Laurent Edel et Chine Lanzmann. Paru en 2004 aux éditions Lattès, ce guide est épuisé en librairie mais disponible sur le site www.goodfutur.com.Gagner sa vie en se faisant plaisir – 200 nouvelles idées de business pour devenir entrepreneur de sa vie, par Laurent Edel et Chine Lanzmann. Paru chez Lattès en 2006. Ce deuxième guide comprend des témoignages de lecteurs, des conseils de Chine Lanzmann pour réussir son projet ainsi que des adresses pour trouver des idées et des aides.

Sommaire numéro n°30
Sommaire Dossier PORTRAITS
Rechercher une Annonce


Conseil

Investir au Canada


Investir au Canada offre aux investisseurs étrangers les services et l'expertise dont ils ont besoin pour s'assurer que leur investissement au Canada prospère.

drapeau canada
>
Négoce spécialisé | Nettoyage industriel | Partenariat | Pvc-Science-Menuiserie | Santé | Sécurité | Services clients | Textile-Habillement | Transports